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Afrique du Sud - St Hélène

Le 4 Avril 2009, nous larguons les amarres ; elles sont usées et rompues par les innombrables coups de vent essuyés à la marina. Dian et Stephen nous embrassent une dernière fois ; ils vont nous suivre avec leur voilier jusqu’à Cape Point et rebrousseront chemin. Nous sortons de la marina ; le vent est nul, c’est parfait. Nous rangeons les amarres et organisons le pont. Puis de concert, Cinamon Girl et Constante pointons les proues vers la sortie de la baie. Je suis crispé comme d’habitude car devant nous s’étalent 1700 miles nautiques jusqu’à St Hélène, et 2100 miles nautiques pour rallier Rio de Janeiro. Puis il y a ce Cape point / Bonne Esperance à passer. A 6 miles de Cape Point, le vent se lève, nous envoyons de la toile ; Grand voile et génois. Evidemment, il forcit très vite jusqu’à 35 nœuds. Heureusement, je me méfie des caps comme des femmes à marier, j’avais donc pris un ris dans la GV (Tu vois Marc, j’anticipe maintenant). J’enroule le génois et établis ma toute nouvelle trinquette bômée ; elle fonctionne à merveille. Pendant ce temps, Stephen se dépatouille tant bien que mal avec ces manœuvres de réduction qu’il ne maitrise pas encore très bien. Ca viendra bientôt car ils ont décidé de partir à la fin de 2009 au lieu de 2010. La crise actuelle aidant, ainsi que nos conversations, les ont enfin convaincus de faire le grand saut. Le cap enfin passé, nous prenons quelques photos. Cinamon Girl a fait demi-tour ; nous les voyons s’éloigner avec un pincement au cœur. Ils ont été tout simplement formidables. Enfin seuls, nos regards se tournent vers le Nord. Le vent tombe et un épais brouillard nous avale doucement, il s’étend sur toute la surface de notre océan. J’angoisse car je sais que le trafic des cargos converge vers Cape Town, il me faudra donc le traverser dans ce brouillard, j’angoisse ! Nous n’avons pas de radar, pas de système AIS, pas d’amplificateur de retour d’écho radar provenant d’un cargo etc. Je ne possède que mes yeux pour déceler la présence de ces monstres d’aciers, mais...dans ce brouillard, j’ai beau les écarquiller au maximum, je ne vois pas plus loin que la pointe de mon bateau ; j’angoisse ! J’imagine toute sorte de scenarios catastrophe dont l’issue inexorable est le drame familial. Je dois posséder un bon nombre de gènes provenant de ma mère. Mais heureusement, le brouillard se lève graduellement une bonne heure après le passage de Bonne Espérance. Je suis soulagé. Vers 18 heures nous passons au large de Cape Town, vue désormais familière après nos deux mois passés dans cette région. Qu’elle est belle cette pointe de l’Afrique. La table des dieux disparaît elle aussi dans la nuit, je les imagine prenant un magnifique repas en notre honneur en levant d’immenses chopes dans notre direction. Nous voilà seuls à nouveau. Mes petites femmes se sont couchées dans le grand lit de la cabine arrière. Cape Town n’est plus qu’un halo de lumière diffuse loin, là- bas, derrière Constante. Nous tournons le dos à ce continent déchiré entre violence, beauté, amour, haine et passions ; le bien et le mal. Nous ne regrettons rien de notre séjour en Afrique du Sud, mais nous sommes soulagés et heureux de le laisser dans notre sillage. Nous avons été accueillis comme de véritables amis par des gens chaleureux et curieux de notre aventure. La violence omniprésente qui règne en maître des lieux, nous a épargné malgré les 4 mois passés dans le pays. Nous avons survolé rapidement un champ de bataille où chacun vit avec son cortège de blessures et de pertes. Le sida ravage le rang des noirs qui ne peuvent, ni économiquement, ni culturellement, s’en prémunir. Les employeurs allouent un budget spécial pour soulager les familles du coût des obsèques quand leurs employés meurent du sida. Cela fait partie des bénéfices offerts au même titre que le treizième mois en France. Je ne sais pas quel fut le visage de l’Afrique avant toute ingérence occidentale, mais ce que nous avons découvert ici donne des hauts le cœur face à un immense gâchis. Parce que nous provenons de pays stables où il fait bon vivre, nous avons été choqués par le peu de valeur que ces noirs donnent à la vie humaine, mais replacé dans le contexte de la folie humaine, je ne peux que baisser la tête et laisser mon âme pleurer. Première guerre mondiale, deuxième guerre mondiale, le massacre de Nankin par les japonais et le reste de leurs invasions, la folie exterminatrice de ces cultures si développées, des morts, des morts et encore des morts par dizaines de millions. Les bouchers étaient déjà évolués, éduqués, policés. Aujourd’hui, personne dans ces pays n’imaginerait ôter la vie à son voisin. La valeur de la vie a atteint un sommet qui pacifie ces peuples (sanguinaires il n’y a pas si longtemps). Mon séjour d’une année au Japon m’a montré un peuple de pacifiques convaincus. On ne trouve pas plus vert, plus repentant qu’un Allemand. Quel chemin devront-ils donc choisir en Afrique pour élever les consciences de ces gens à un point où la vie et le respect d’autrui deviennent des valeurs prioritaires ? Combien de temps ? Je ne vois aucune issue, aucun espoir. On tue des noirs, des blancs, aucune différence. On tue pour un téléphone portable, pour une voiture, pour rien, seulement pour essayer l’arme nouvellement acquise. Je suis simplement heureux de laisser tout cela derrière nous.
Le vent est nul et le brouillard s’installe de nouveau ; il fait froid. Je porte un bonnet sur la tête, le même que celui qui m’avait accompagné durant mes heures de solitude glacées au sortir de la Méditerranée en hiver 2001. Mais encore une fois, le brouillard se lève enfin. Tout est mouillé et froid.
5 Avril 2009 Toujours pas de vent ; nous marchons toujours au moteur. Une fois de plus, nous devons nous extirper de cette zone dangereuse ; pas de temps à perdre sur l’aspect puriste de la navigation à voile. Ici, il faut se trouver au bon endroit, au bon moment, sinon la mer peut se transformer en décor de cauchemar. Le souvenir des 60 nœuds cycliques qui ravageaient régulièrement les pontons de toutes les marinas du coin me pousse résolument vers le Nord. Il fait beau, nous tentons de nous réhabituer à la vie en mer. Heureusement, elle est très calme et personne ne souffre du mal de mer. La nuit se passe très sereinement. Nous jugeant suffisamment situés au nord, je stoppe le moteur vers minuit pour attendre le retour du vent. Quel calme ! Nous sommes tous émerveillés par ces instants de sérénité, seuls, au milieu de l’océan, pas un souffle d’air, des étoiles plein le ciel ; c’est bon. Vers 3 heures, le vent se lève secteur Ouest. C’est parti pour du près serré.
6 Avril 2009 Un petit peu de moteur, car le vent s’était endormi de nouveau, puis il se réveille enfin secteur ouest. J’envoie toute la toile sauf la trinquette. Le vent tourne toute la journée vers le sud est par l’ouest, puis il s’établit au sud est à 35 nœuds.
Durant les prochaines journées, la mer est forte et le vent puissant. Je ne porte qu’une partie du génois tangonné. Tout va bien à bord et seule Meng éprouve un peu de mal de mer pendant la journée du 9 Avril. Les communications radio avec papa sont impossibles car il ne m’entend pas du tout, et les parasites causés par le pilote automatique principal m’empêchent de comprendre ce qu’il me dit. Heureusement, le pactor fonctionne encore bien car nous sommes suffisamment près de Pretoria pour opérer sur les 3 mégas. Nous échangeons ainsi quelques e-mails.
Samedi 11 Avril 2009 Le vent faiblit suffisamment pour me permettre d’envoyer la trinquette bômée en ciseaux avec le génois. Ca fonctionne très bien. Les petites sont maintenant complètement acclimatées à  la vie en mer. Elles jouent en permanence et surtout, le font de façon de plus en plus autonome. De plus, nous nous organisons, Meng et moi, pour nous reposer plus souvent. De cette manière, la traversée malgré son côté musclé et inconfortable se déroule plus sereinement.
 
Dimanche 12 Avril 2009 Le vent est faible maintenant, 15 nœuds de vent réel. Nous additionnerons tout de même 135 miles nautiques en 24 heures. Le petit pilote ne fonctionne décidément pas correctement ; il décroche au bout d’un temps tout à fait aléatoire et se met en stand by (tient, ca ressemble au comportement professionnel de certains employés français...). Il me faut alors courir sur le pont arrière pour le déconnecter et remettre en route le pilote principal. Le frein de la barre à roue m’a lâché aujourd’hui. Il n’y a probablement plus assez de matière pour freiner. Résultat : un bout pour l’amarrer, et un autre truc à réparer...Les petites se sont défoncées aujourd’hui car l’état de la mer leur a permit des déplacements plus aisés à l’intérieur du voilier. Juste avant le contact radio avec papa, nous avons relevé la ligne de traîne ; une petite daurade coryphène s’y balançait mollement, à bout de souffle la pauvre ; elle se révéla d’un goût exquis. Puis j’ai réinstallé le petit pilote en priant pour qu’il tienne le bateau suffisamment longtemps afin de me permettre d’effectuer mon contact radio quotidien. Jusqu’à présent, papa ne pouvait pas m’entendre, mais moi je le recevais 2/3. Mais,
surprise intégrale, je l’ai enfin entendu 5/5 aujourd’hui et me suis fait comprendre. De plus, le pilote n’a pas décroché durant le contact. Nous étions tellement joyeux Meng et moi que nous avons fêté cela sur notre nouveau canapé après avoir couché les enfants...Une nuit qui commence plutôt bien !
 
Lundi 13 Avril 2009 Papa m’annonçait du 10 à 15 nœuds pour aujourd’hui, alors branle bas de combat ce matin ; j’installe la ligne de mon ballet matinal sur le pont pour tisser une toile de drisses , de balancines, d’écoutes et autre étouffeur de bras à poulie escamotables nécessaires à l’établissement de sa seigneurie le spinnaker. Une heure plus tard, je l’envoie derrière le génois puis, une fois bien établi, j’enroule ce dernier. Ouf ! Je transpire. Un regard sur la ligne de traîne ; elle est tendue. Re branle bas de combat, toute la famille arrive sur le cockpit avec de grands yeux ouverts par l’excitation du moment. Les petites crient :’’we got a fish !’’. Commence la remontée du poisson, mais, loi de Murphy oblige, le vent augmente et, conjugué a la forte houle de l’Atlantique sud, imprime de sauvages mouvements à l’énorme voile qui nous tire à 7 nœuds maintenant. Je remonte la ligne plus vite. Les filles s’impatientent, sautent dans tous les coins du cockpit ; elles m’inquiètent. La montgolfière à l’avant se balade à droite et à gauche à la limite de l’explosion. Le tangon gémit, le mât vibre et se cabre à chaque embardée du monstre rouge et blanc, les écoutes tirent à se rompre et le poisson apparaît enfin ; une petite daurade à peine plus grosse que celle d’hier ; parfait. Elle atterrit dans un seau rouge sur lequel je positionne notre planche à découper. Elle se débat tellement que les petites ainsi que leur mère poussent des hurlements d’effroi comme si la bête allait se jeter sur elles. Enfin morte, j’abandonne la pêche pour me ruer sur les commandes du génois afin de l’ouvrir en grand devant le spinnaker fou et tenter de cette manière de le déventer pour pouvoir abaisser la chaussette à spi. Je lâche ensuite le bras et descends la chaussette qui ne rencontre aucune résistance ; l’affaire est dans le sac ! Je suis vanné mais enchanté de n’avoir rien tordu, cassé ou arraché. Au moins j’ai essayé. Une heure plus tard tout est rangé, le poisson vidé et découpé. Nous savourons un délicieux déjeuner que Meng nous a concocté ; une salade d’avocat et de tomates, du riz et de la daurade ; délicieux ! Malheureusement, comme il m’a fallu tout ranger pour relancer le voilier, nous mangeons à trois heures de l’après-midi, ce qui ne lui plaît guère.
Vers 17 heures, j’installe le petit pilote pour supprimer les interférences radio, et effectue notre contact avec papa. Ca passe plutôt bien, mais le pilote décroche, l’enf... Coïncidence ou pas, le bateau se stabilise, voiles à contre à 90 degrés de sa trajectoire initiale et papa ne m’entend plus du tout. Frustrant. Le voilier repart enfin et le vent passe au SSE ce qui me permet d’envoyer la voile d’artimon et de passer la trinquette sur le même bord que le génois. La mer est tranquille, le bateau avance entre 3 et 5 nœuds ; nous sommes loin de l’Afrique du Sud et de ses vents de tempête. Alors que nous discutons, Meng et moi dans le cockpit, les petites sont étrangement calmes à l’intérieur du bateau. Nous descendons pour voir ce qui s‘y passe et découvrons avec horreur des dessins d’art contemporain imprimés au feutre de couleur sur les sofas, la table et le sol du carré. Julie nous regarde avec un grand sourire et les deux mains bariolées de feutre. Heureusement, ça part avec un savon puissant que nous utilisons seulement pour les grandes occasions. La nuit avance, 120 miles nautiques parcourus aujourd’hui, c’est cool. Meng veille jusqu’à 23 heures ce qui me permet de dormir sans interruption, puis mes tranches de sommeil commencent, elles se terminent à 7 heures. Meng se réveille alors puis s’occupe des enfants et de la veille jusqu’à 9 heures. Je suis beaucoup plus reposé de cette manière.
Seul à la table à carte, un regard sur le GPS ; 4.2 nœuds au sol, c’est tranquille. Un regard sur le voltmètre ; il faudra lancer le moteur durant la nuit pour recharger les batteries. En effet, avec ce vent faible et pas de soleil, l’énergie devient un problème. L’éolienne ne daigne même pas tourner, les panneaux solaires sont inefficaces et l’alternateur traîné ne donne pas grand chose à 3 ou 4 nœuds de vitesse.
 
14 Avril 2009 Le ciel est bas, tout est gris. La ligne de traîne que j’installe immédiatement ne donnera rien aujourd’hui. Nous vivons calfeutrés dans notre cocon. Meng a sorti quelques jeux de société, nous y jouons elle et moi. Nous sommes relaxés, reposés, détendus. Rarement avons nous vécu pareille navigation. Le voilier avance sans à-coups sur un océan calme. Le vent constant souffle entre 15 et 20 nœuds. Après l’Afrique du Sud, nous savourons ces moments de bonheur simple. Les enfants jouent, elles sont adorables. Meng lit en Anglais :’’La longue route’’ de Bernard Moitessier. J’en profite pour le relire aussi. Puis je relis le livre de mon père. Sur les thèmes de notre société occidentale, j’ai l’impression que ces deux livres sont du même auteur. Encore un contact radio difficile ; papa ne peut toujours pas me comprendre alors que je le reçois fort et clair.
 
16 Avril 2009 Nuit musclée avec changement d’amure puis retour à la normale, 25 nœuds, voilure réduite etc. Pas beaucoup dormi. Puis la grisaille dominante de ces 5 dernières journées a enfin laissé place à un superbe soleil. Nous avons même pris un autre poisson à la traîne qui, à la surprise générale, s’est détaché à 70 mètres du voilier alors que nous nous pourléchions déjà les babines. Puis est venue l’heure du contact radio ; une routine déjà. J’installe le petit pilote, le fais fonctionner 1 heure à l’ avance. En général il décroche une à deux fois au début puis se stabilise en position auto. Meng sort dans le cockpit le temps du contact radio pour le surveiller. S’il décroche à nouveau, je sors en vitesse pour délier la barre à roue, réajuster le voilier sur sa course et réenclencher le petit pilote et ce jusqu’à la fin du contact. Ensuite, le gros pilote reprend son service.
Ce fut un vrai plaisir de pouvoir dialoguer avec papa. Aujourd’hui, c’est du 5/5 pour lui et une meilleure compréhension par rapport à ce que je dis. Jean Claude Fouillac est là aussi pour relayer si besoin est car il me reçoit mieux. Ensuite, nous avons joué avec les petites. A ma grande fierté, Carmen a écrit ses premiers A, B et C. Je lui ai fais ensuite avaler des carottes râpées avec son riz ; un exploit nécessaire à la vue de la dureté de ses sels. Un essai Rockwell révélerait une structure cristalline serrée ne favorisant pas une ductilité souhaitable pour étirer l’étron vers une sortie sans douleur. Nous assistons donc tous les trois jours à l’accouchement dans la douleur de boudins à tête globuleuse dont le passage en force requiert patience, souffrance, pleurs, une dilatation maximale et Maman avec la tête à trois centimètres de l’anus de sa fille pour le contrôle du transit (d’où la naissance probable de l’expression :’’avoir la tête dans le c...’’). Décision fut donc prise en comité restreint et à l’unanimité, même Julie est d’accord, de forcer carottes, tomates et autre légume dans l’assiette de Carmen. Ce fut dur, l’issue de la bataille parut parfois incertaine, mais Carmen a mangé ses carottes.
 
17 Avril 2009 L’arrivée est pour demain, nous sommes joyeux, le ciel est bleu et le soleil réconfortant. Une petite brise nous pousse vers St Hélène. Les enfants jouent comme d’habitude, pour elles il s’agit d’une journée comme une autre. Je commence à regarder de plus en plus souvent vers l’horizon en sachant très bien que nous sommes encore trop loin de l’île. Après le contact radio avec Papa, nous demeurons un peu dans le cockpit puis nous mangeons notre repas du soir. Avant de coucher les petites, je jette un dernier regard vers l’horizon droit devant ; le soleil est sur le point de disparaître dans l’océan... Je la vois enfin ! Une bande d’ombre à peine perceptible s’étend sur la mer, là-bas, au loin. Les petites sortent tout excitées ainsi que leur mère, mais elles ne voient pas St Hélène encore. Meng suggère de laisser la ligne de traîne à l’eau au cas où une daurade ait un petit creux pendant la nuit. Tout au long de la nuit, la tache d’ombre diffuse remplit l’horizon graduellement, et au petit matin...
 
18 Avril 2009, l’île est là, sur notre bâbord. Je renvoie le génois en grand car la visibilité est maintenant suffisante pour avancer vers notre mouillage. Il faut d’abord contourner St Hélène par le nord Est avant d’orienter sur le sud Ouest vers James Town. L’île défile sur notre flanc gauche, sa beauté est stupéfiante. L’eau est transparente, nous avons l’impression de découvrir un autre monde, un jurassic park ou un monde mystérieux qui abrite des créatures impossibles. Je suis fasciné par la puissance de ces lieux. Les falaises hautes surplombent l’océan sur lequel nous paraissons minuscules. Quelques oiseaux blancs se découpent sur le visage rocheux de ce cap, ils soulignent d’avantage l’immensité du site. Nous passons bientôt l’extrême pointe nord Est et découvrons le mouillage ou se balance au loin une bonne dizaine de voiliers. Nous sommes étonnés, nous pensions être les seuls.
J’amène le génois, obtient une autorisation de mouiller par VHF, puis affale la trinquette. Nous arrivons à 8 heures GMT qui sont aussi l’heure locale. Nous ouvrons de grands yeux car Estrella est ici, ainsi que les jeunes Norvégiens rencontrés à Simon’s Town. Il y a aussi le voilier Julie dont le skipper exprime ouvertement son aversion pour nos enfants. Il refusa même à Simon’s town de partager une invitation si les petites s’y trouvaient !!!
Il fait très beau, le plan d’eau est calme. Nous arrivons reposés et heureux de vivre. Quelle superbe navigation. Nous nous tournons vers la petite ville encastrée au fond d’un profond talweg ; tant de chose à découvrir ici.
 



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